Publicité pour les paris sportifs pendant la Coupe du Monde de football 2026 : l’ANJ appelle l’ensemble des acteurs à modérer la pression publicitaire

Le 13.02.2026

A l’occasion de l’examen des stratégies promotionnelles 2026 des opérateurs de jeux d’argent et de hasard, l’ANJ a constaté une forte augmentation de leurs budgets promotionnels (+de 25%), qu’ils ont notamment justifiée par un calendrier marqué par la Coupe du Monde de Football. Dans ce contexte, afin de prévenir tout risque de surexposition publicitaire et de développement des pratiques de jeu excessives, elle a demandé à l’ensemble des opérateurs de ne pas dépasser les budgets annoncés.

L’annonce récente par la FIFA d’instaurer des pauses fraîcheur (ou « hydratation breaks ») [1] pendant la Coupe du Monde de Football, conduisant à introduire 2 minutes de pauses publicitaires supplémentaires au cours de chaque match a renforcé les préoccupations de l’ANJ.

Eu égard à la prévalence du jeu problématique en pari sportif (15,3%[1]), et au fait que 18% des 18-24 ans y jouaient en 2024, cette annonce fait en effet craindre une intensification de la pression publicitaire sur les joueurs les plus vulnérables. 

Lors d’un échange avec l’ANJ, l’ADMTV (qui regroupe la totalité des régies publicitaires des éditeurs de télévision et des services de streaming) l’a informée qu’un diffuseur majeur avait décidé de ne pas commercialiser les pauses fraîcheurs aux annonceurs du secteur des jeux d’argent. Ce diffuseur s’est par ailleurs engagé à respecter les chartes de bonnes conduites et recommandations fixées par l’ARCOM, l’ANJ et l’ARPP depuis 2022. L’ANJ en prend bonne note. 

Suite à cette annonce, elle appelle l’ensemble des acteurs concernés, diffuseurs comme opérateurs de jeux d’argent, à faire preuve de modération dans la valorisation de ces nouveaux espaces, y compris dans l’activation de leurs partenariats.

En outre, elle réitère son appel au respect par les diffuseurs des règles d'interdiction de la publicité pour les offres illégales de jeux d'argent et de hasard, en particulier de casinos en ligne. 

Enfin, elle demande au législateur de se saisir à l’avenir de sa proposition d’instauration du whistle to whistle ban[2]et d’un encadrement renforcé du sponsoring pour les événements sportifs majeurs.


 

[1] https://www.ofdt.fr/sites/ofdt/files/2025-03/rapport_eropp_jah-2023.pdf

[2] Interdiction de la publicité pour les jeux d’argent cinq minutes avant, pendant et cinq minutes après la diffusion d’un évènement sportif.