Le marché

 

 

marché

 

Le marché est un objet de régulation essentiel. Son élargissement à l’ensemble des composantes - en ligne, en points de vente et dans les casinos - permet au régulateur d’exercer pleinement sa mission de pilotage économique. Il le fait en poursuivant trois objectifs :

- En faire un espace harmonieux et cohérent qui offre un même niveau de protection à tous les joueurs, qui organise un même niveau de vigilance pour les enjeux d’ordre public et qui assure à tous les opérateurs un même niveau d’attractivité en raison même de leur appartenance au marché ANJ ;

- Concilier l’attractivité du marché ANJ et les impératifs de santé publique en surveillant l’offre de jeu et l’évolution des dépenses des joueurs ;

- Assurer un environnement favorable en contenant l’offre illégale.

Le modèle économique

 

Le jeu d’argent n’est pas un service courant ; il porte en lui des potentialités de dérives graves (surendettement) pour les personnes (le joueur et son entourage), susceptibles de générer un coût social important pour les finances publiques. Il ne peut donc se développer dans les mêmes conditions qu’un produit ordinaire. La consommation et l’offre de jeu sont encadrées.  La croissance du secteur doit reposer sur  une offre récréative et intègre.

  • L'encadrement du TRJ

Le taux de retour joueur est encadré pour la plupart des jeux d’argent et de hasard mais selon des régimes différents: la réglementation impose une proportion maximale (85%) pour les paris sportifs en ligne - ou au contraire minimale - par exemple pour les machines à sous dans les casinos dont le taux de retour ne pas être inférieur à un taux de 85%. 

  • Une offre sélective : l’exemple de l’offre de paris sportifs

L’ANJ définit les compétitions ou manifestations sportives ainsi que les types de résultats sur lesquels les opérateurs peuvent proposer des paris. Ainsi les compétitions les plus risquées (peu médiatisées, à faible enjeu...) et les types de résultats les plus aisément manipulables sont-ils écartés de l’offre de jeu autorisée. Ce dispositif, qui conduit à proposer une offre « sélective » visant à protéger le marché français des paris sportifs des risques de manipulations, n’a pas empêché le secteur des paris sportifs de connaître une forte croissance.

  • Le poids de la fiscalité et des prélèvements

Jusqu’en 2019, le secteur des jeux d’argent a fait l’objet d’une fiscalité particulière pour l’essentiel, assise sur les mises, avec toutefois une grande diversité de taux et de types de prélèvements selon les segments de jeu. Pour les paris sportifs notamment l’assiette sur les mises s’est révélée très anti-économique pour le marché, dès lors qu’elle ne prenait pas en compte les sommes reversées par les opérateurs aux joueurs sous forme de gains.

La loi Pacte a changé l’assiette en retenant pour la plupart des catégories de jeu le Produit brut des jeux.

Aides

  • Définition d'un opérateur de jeux d'argent

    « Est un opérateur de jeux d'argent et de hasard, toute personne qui, de manière habituelle, propose au public des services de jeux d'argent et de hasard comportant des enjeux en valeur monétaire ».

Le "marché ANJ"

 

Un marché ANJ « unifié » sous le contrôle d’une même autorité indépendante de régulation dont l’un des objectifs est notamment d’éviter, autant que faire se peut, une déstabilisation économique des filières.

Le marché ANJ réunit des opérateurs qui ont fait le choix de la légalité et qui malgré des spécificités en termes d’offre, en termes de profil de joueurs et en termes de volume d’activité sont rassemblés autour de principes communs :

- une même politique de contrôle exercée par la même autorité de régulation ;

- les mêmes objectifs de la politique de l’Etat en matière de jeux d’argent qui fondent les obligations des opérateurs ;

- des politiques commerciales et des campagnes de promotion soumises aux mêmes impératifs de protection des mineurs et de maîtrise des pratiques de jeu ;

- une même commission des sanctions.

Le marché ANJ assure au joueur un espace protégé qui garantit une offre de jeu intègre et qui propose les dispositifs les plus à même de lui assurer un jeu récréatif et responsable, dans le respect de sa liberté individuelle. Promouvoir une offre garantie propre – sans trucages ni manipulations - et responsable – sans excès ni risque d’addiction - doit devenir un gage d’attractivité pour les joueurs et donc de pérennité pour le marché ANJ.

Les chiffres du marché

 

Le marché agréé en ligne

La croissance du marché des jeux en ligne se poursuit en 2019. Le Produit Brut des Jeux (PBJ) de l’ensemble du secteur progresse de 18% et s’élève à 1,4 milliard d’euros, soit son niveau le plus important depuis 2010.

Les casinos et les clubs de jeu

Les 202 casinos terrestres situés en France ont généré environ 2,4 milliards de PBJ sur l’exercice fiscal 2018-2019, soit une augmentation de 4,9% par rapport à la saison 2017/2018. Ce chiffre d’affaires est le plus haut enregistré par les casinos depuis la saison 2007-2008.

La FDJ (paris sportifs et jeux de loterie) 

Les chiffres des paris sportifs comprennent les paris sportifs en ligne de la FDJ

L'opérateur enregistre une hausse de 9%, à 17,2 milliards d’euros de mises et un produit brut des jeux en hausse de +8,2% à 5,5 milliards d’euros, et les prélèvements publics sur les jeux progressent de +7,2 % à 3,5 milliards d’euros.

Le PMU en monopole

Sur les paris hippiques en points de vente le produit brut des jeux 2019 s'élève à 1,7 milliard et le montant des mises 6,8 milliards .

             LE MARCHÉ ANJ 2018/2019 : PRODUIT BRUT DES JEUX

Les chiffres clés du marché

Un marché de 50 milliards d'euros de mises (hors machines à sous dans les casinos)

Un produit brut des jeux de 11,1 milliards en 2019 pour les jeux en ligne agréés (+7% par rapport à 2018)

Plus d'un français sur deux est joueur

14 opérateurs agréés de paris sportifs, hippiques ou poker en ligne

2 opérateurs titulaires de droits exclusifs : La Française des Jeux et le PMU

202 casinos et 8 clubs de jeux à Paris

228 hippodromes

chiffres clés

Un marché de 50 milliards d'euros de mises (hors machines à sous dans les casinos)

Un produit brut des jeux de 11,1 milliards en 2019 pour les jeux en ligne agréés (+7% par rapport à 2018)

Plus d'un français sur deux est joueur

14 opérateurs agréés de paris sportifs, hippiques ou poker en ligne

2 opérateurs titulaires de droits exclusifs : La Française des Jeux et le PMU

202 casinos et 8 clubs de jeux à Paris

228 hippodromes

Les acteurs du marché

 

LES OPERATEURS

Le marché agréé en ligne : 14 opérateurs en ligne et 27 agréments

En 2018, le résultat d’exploitation du secteur des jeux d’argent en ligne ouvert à la concurrence par la loi du 12 mai 2010 (paris sportifs, paris hippiques et poker) s’est établi à
51 millions d’euros, soit une hausse de 3 millions d’euros par rapport à 2017. Le secteur présente donc un bénéfice d’exploitation pour la deuxième année consécutive, une première depuis l’ouverture du marché. Sur les 13 opérateurs actifs en 2018, 6 (46%) présentent un résultat d’exploitation positif ou équilibré

Les opérateurs sous droits exclusifs en ligne : FDJ et PMU

FDJ est une société anonyme à laquelle est confiée pour une durée limitée à vingt-cinq ans, l’exploitation sous droits exclusifs des jeux de loteries commercialisés en réseau physique de distribution et en ligne ainsi que des jeux de pronostics sportifs commercialisés en réseau physique de distribution. A ce titre, la société est soumise au contrôle étroit de l’État qui se manifeste notamment par l’agrément donné à ses dirigeants, la présence d’un commissaire du Gouvernement et par la participation de l’État au conseil d’administration.

Le GIE (groupement d’intérêt économique) Pari mutuel urbain (PMU) dispose d’un monopole sur les paris hippiques en dur hors hippodrome en France. Il collecte et traite les enjeux placés dans les points de vente de son réseau physique. Il reverse ses profits à la filière hippique, notamment aux sociétés de courses qui organisent des courses premium.

 

LES JOUEURS

Les dépenses des joueurs

En 2017-2018, le rapport d’analyse de l’ARJEL présente pour la première fois une estimation par nombre de joueurs et non pas par compte joueurs actifs. L’approche, sans bouleverser les résultats, permet un suivi plus fin et plus précis des dépenses. La dépense moyenne par joueur s’élevait à 504€ par an en 2017 ; elle s’établit à 452€ en 2018. L’explication de la baisse tient en partie à l’effet exceptionnel « Coupe du monde de football » et à l’afflux concomitant de nouveaux joueurs pour la plupart peu dépensiers.

Le profil joueur par segment de jeu (voir ci-dessous dans notes utiles)

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LES OPERATEURS

Le marché agréé en ligne : 14 opérateurs en ligne et 27 agréments

En 2018, le résultat d’exploitation du secteur des jeux d’argent en ligne ouvert à la concurrence par la loi du 12 mai 2010 (paris sportifs, paris hippiques et poker) s’est établi à
51 millions d’euros, soit une hausse de 3 millions d’euros par rapport à 2017. Le secteur présente donc un bénéfice d’exploitation pour la deuxième année consécutive, une première depuis l’ouverture du marché. Sur les 13 opérateurs actifs en 2018, 6 (46%) présentent un résultat d’exploitation positif ou équilibré

Les opérateurs sous droits exclusifs en ligne : FDJ et PMU

FDJ est une société anonyme à laquelle est confiée pour une durée limitée à vingt-cinq ans, l’exploitation sous droits exclusifs des jeux de loteries commercialisés en réseau physique de distribution et en ligne ainsi que des jeux de pronostics sportifs commercialisés en réseau physique de distribution. A ce titre, la société est soumise au contrôle étroit de l’État qui se manifeste notamment par l’agrément donné à ses dirigeants, la présence d’un commissaire du Gouvernement et par la participation de l’État au conseil d’administration.

Le GIE (groupement d’intérêt économique) Pari mutuel urbain (PMU) dispose d’un monopole sur les paris hippiques en dur hors hippodrome en France. Il collecte et traite les enjeux placés dans les points de vente de son réseau physique. Il reverse ses profits à la filière hippique, notamment aux sociétés de courses qui organisent des courses premium.

 

LES JOUEURS

Les dépenses des joueurs

En 2017-2018, le rapport d’analyse de l’ARJEL présente pour la première fois une estimation par nombre de joueurs et non pas par compte joueurs actifs. L’approche, sans bouleverser les résultats, permet un suivi plus fin et plus précis des dépenses. La dépense moyenne par joueur s’élevait à 504€ par an en 2017 ; elle s’établit à 452€ en 2018. L’explication de la baisse tient en partie à l’effet exceptionnel « Coupe du monde de football » et à l’afflux concomitant de nouveaux joueurs pour la plupart peu dépensiers.

Le profil joueur par segment de jeu (voir ci-dessous dans notes utiles)

Aides

  • Opérateurs : casinos et clubs de jeux

    Les 201 casinos terrestres situés en France ont généré environ 2,3 milliards de PBJ sur l’exercice fiscal 2017-2018, soit une augmentation de 0,6% par rapport à la saison 2016-2017. Les mises engagées par les joueurs peuvent être estimées à 37 milliards d’euros sur le dernier exercice.
    Les machines à sous représentent près de 85% de ce chiffre d’affaires. Cette part est en baisse de 5 points depuis 2013-2014, au profit notamment des jeux de table électroniques (7,5% du PBJ en 2017-2018 contre 2,3% en 2013-2014).

Le profil joueur par segment de jeu

Le parieur sportif

C'est un homme (environ 89%) de moins de 35 ans (environ 72%) qui parie sur les sports les plus populaires (football, tennis, basketball) et les compétitions les plus médiatiques (Championnat de France de Ligue 1, Ligue des Champions, tournois du Grand Chelem, NBA). Il engage en moyenne 11€ par pari. La majorité de ses mises sont enregistrées depuis un support mobile (smartphone/tablette).

Le parieur hippique

C'est un homme (environ 84%) de plus de 35 ans (environ 74%) qui mise majoritairement sur le trot. Il est originaire de territoires français à forte culture équine comme la Normandie ou les Hauts-de-France, et il engage la majorité de ses mises depuis un ordinateur. Les femmes y sont les plus représentées (environ 16%) que sur les autres segments.

Le joueur de poker

C'est un homme (89%) de moins de 35 ans (58%) qui privilégie les tournois au cash game. Ce profil se rapproche donc de celui du parieur sportif. Il se distingue toutefois par le terminal de connexion utilisé (ordinateur principalement). Cela peut s’expliquer par les mécanismes de jeu qui se prêtent davantage à une pratique sur ordinateur que sur terminal mobile.

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